Par garfieldairlines, le 12 mai 2012  Internetz holy commandementz
Cet article est une traduction de l’article allemand « 42 finale Thesen zum Internet » sous CC-BY, et publié le 20 Juin 2010. Oui, pour une fois c’est un peu plus WTF que la moyenne sur ce blog. La traduction de certains des points a été je dois l’avouer : très difficile. Si vous trouvez une incohérence (roflcopter) n’hésitez pas à m’en faire part.
- Internet est grand.
- Internet est encore plus grand que tu peut l’imaginer.
- Même encore plus grand que la marée noire du golfe de Mexique.
- Quand tu transforme chaque japonnais en un grain de riz, alors tu auras besoin de tellement de grain de riz, que Kim Yong-il à midi devra manger une bombe atomique.
- Et tu fera une vidéo YouTube, où on voit comment Kim Yong-il mangera ses bombes nucléaires, et comme internet est tellement grand plus de 100 millions de personnes regarderont cette vidéo.
- Et un autre viendra et va ripper ta vidéo en rajoutant un chaton adorable.
- Et les gens vont l’apprécier.
- Des gens que de toute ta vie tu ne connaîtra pas.
- Des gens que de toute ta vie tu ne voudra pas connaître.
- Tes voisins par exemple.
- Mais vous n’avez même pas besoin. Internet vous laisse le choix libre.
- Tu es le héros de cette aventure. Tu décide quels liens tu dois cliquer, si tu dois t’inscrire chez Parship ou Ebay, si tu choisis ping ou google, si tu donne tes données à facebook ou non et si tu met tes pensées sur twitter ou non.
- Il existe des personnes à qui cela fait peur. C’est pour cela qui détestent Internet. Ils veulent des gardes-corps, des règles strictes et des valeurs sûres. Ils veulent entendre ce qu’ils doivent faire, afin de ne pas avoir à se casser la tête pour savoir ce qu’ils veulent faire.
- Internet dit que ce n’est pas toi.
- L’internet proclame : « I can haz cheezburger. »
- Mais tu ne peut pas avoir de cheezburger sur Internet. Et si tu t’en commande un sur Amazon, alors il y aura un être humain qui décongèlera les galettes, et qui rôtira la viande, et qui rajoutera du ketchup. Un homme qui, pendant qu’il a pris du temps pour toi, n’a pas pu voir la shitstorm que tu as provoqué sur twitter. l’internet.
- Et c’est pourquoi la gratitude est appropriée. Gratitude pour le fait qu’il y a des gens qui nous maintiennent en vie tandis que nous construisons notre réseau.
- Et comme c’est l’idéal dans une société, nous leur donnons quelque chose en retour. Car même l’homme qui a fait ton cheezburger serait heureux de pouvoir cliquer un peu dans le Nerdcore après sa journée de labeur.
- Nous suspendons nos pensées sur des crocs de boucher et nous montrons nos vidéos au monde entier.
- Nous empruntons la meilleure argile noire et la meilleur blanche et des deux nous fabriquons une nouvelle œuvre.Une qui montre qu’il y a plus que du noir et du blanc. Un millier de nuances irisées de gris.
- Nous recherchons des informations, les vérifions, et on les améliore. On les rassemble, les évalue puis on les cache dans des wikis.
- Et quand nous oublions : Internet n’oublie pas.
- Désintéressé, Internet est prêt à donner aux générations d’archéologues futur du pain et du travail.
- Parce-que dans l’internet, nous construisons le futur.
- Et dans wikipédia le passé.
- Et sur twitter le présent.
- Le réseau est notre mémoire, bienveillant, neutre. Il enregistre de la même manière la victoire des Maltais 8 à 0 au championnat national de footbal de 1976 que la 11ème dimension de la théorie des cordes.
- Il y a des nouveaux utilisateurs de Twitter qui font leur premier « Hello world ! » tout comme en même temps Sascha Lobo (bloguer influent en Allemagne) nie une blague sur une législation d’internet du SPD (socialistes).
- Elle encourage la coopération et la communication.
- Il permet aux gens à travers le monde de coder un programme alors que tous les pays perdent des jobs.
- Il fournit le plein emploi, en raison de son infini, il y a toujours beaucoup de choses à faire.
- Pour les producteurs et les consommateurs et les particuliers. Pour ceux qui ne comprennent pas la réalité : l’un n’est rien sans l’autre. Une page Formspring sans question posée, un Flattr-this avec un compteur à zéro, un facepalm sans main.
- La remarquabilité est la monnaie de l’Internet. Mais celui qui reçoit plus qu’un autre ne peut pas pas dépenser plus que quiconque. Un cauchemar capitaliste.
- Et l’argent, par conséquent, doit a nouveau être transféré dans le monde réel, doré, monétisé. Parce que sinon vous mourez de faim et de famine, même si à première vue, vous serez une silhouette mince, mais dans le long terme tout à fait malheureuse.
- Et la réalité est toujours en désaccord avec Internet. Comme Schäuble et les lois civiles.
- Et les missionnaires se déplacent dans le nouveau monde avec des torches et de fusils, dans le but de le civiliser. Les autoroutes de l’information devraient pour eux être en réalité être des parkings avec des pompiers et des horodateurs.
- Mais défendre internet est tout aussi difficile que de créer un trou dans l’océan. Mais cela reflète la nature humaine.
- Ça ne se laisse pas toucher.
- Car nous sommes le réseau.
- Grand, petits, gros, fins, bêtes, imbéciles et idiots. Et ceux qui jouent sur les mots et ceux qui les comprennent, les femmes, les hommes, les travestis, les hermaphrodites, les nerds, et les alévis. Au grand dam de tous les bloggeurs, nous sommes tous des hommes. Ou des criminels.
- Il s’agit d’une question de perspective. Négocié et négociable. Dans soi-même et le méta-média qu’est internet. Cela soulève mille et une questions.
- Ainsi qu’une réponse à toutes ces questions.

Par garfieldairlines, le 8 avril 2012  I haz egg-masheen
Oui, je vais vous rendre légèrement jaloux (c’est même le but de ce post) mais j’ai eu le plaisir de pouvoir aller à l’easterhegg de Basel.
C’est quoi chat ?
Concrètement l’easterhegg a été créé pour ceux à qui le Chaos Communication Congress a vraiment plu et qui voulaient refaire cela dans un comité plus réduit, et avec plus d’activités pratiques à la place de conférences. Cette année c’était Basel qui organisait cet événement et coup de chance : c’est à moins de 200km de chez moi (mais ça fait quand même 2h30 de train) ! Mais pour des raisons de portefeuille non extensible, je n’y suis allé qu’une seule journée : samedi.
J’ai d’ailleurs eu la chance de croiser MacYavel qui m’a gentiment expliqué (et noirci beaucoup de feuilles de son calepin) quelques bases (hardcore) en cryptographie et en émissions radio.
En gros il y avait un NOC, un espace avec table ronde, une salle de conférences, une salle bourrée de hackers, un coin avec canapés etc… et le bar (avec nourriture + café illimité !) qui a son featured drink : le Club-mate.
Il y avait quoi ?
Bon je ne parle pas du planning qui change toutes les heures (true story), mais au menu il y avait (dans le désordre) :
- Conférence sur comment créer un transformateur 1kV (spolier : le montage est sur deux planches à pains et il ne doit débiter quasiment aucun courant vu l’espacement des fils et la taille du truc)
- Et encore une autre conf’ sur comment un groupe de passionnés a monté son propre hackerspace, du choix de l’emplacement aux travaux à l’intérieur.
- Conférence sur ACTA, présenté à la manière d’une discussion de messagerie instantanée
- Et après cette conférence, atelier « fais des banderoles »
- Suite logique : la manifestation contre ACTA (250 participants) ; si je me souviens bien du planning, c’était la manif’ ou geeker devant son ordinateur. N’ayant pas emmené d’ordinateur je n’avais pas vraiment le choix.
Pour les conf’s y’en a où j’ai eu énormément de difficultés pour comprendre : ils parlent suisse allemand (vous ne comprenez toujours pas ma douleur ? Regardez ceci).
Photos
Beaucoup de photos ont été prises à l’arrache et désolé, j’ai été trop fainéant pour photographier mon Loot (qui consiste en un Mug, un T-Shirt, un badge + tour du cou et des stickers) mais voilà le reste :
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Le hall de l’easterhegg, à gauche y’a un bac rempli de stickers !
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Conférence sur ACTA, featuring la quadrature !
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Salle remplie de hackers (et de hacks)
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Pirates Suisses en pleine préparation de la manifestation
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Le jeu de la vie qui est piloté via un eee pc
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Supers-militants
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There I fixed it
Et quoi encore ?
Bah disons que très sincèrement, je m’attendais à un peu plus, comme par exemple pouvoir acheter la sacro-sainte r0cket (même si j’ai bien aimé le fait de prendre les hauts parleurs pour diffuser de la bonne musique), et surtout je trouve que l’organisation était moyenne.
Mais a part ces foutus distributeurs de tickets de tram où tu fous 2€ dedans et qui te rendent 0.20 Francs Suisses (FFFUU-) (c’est cher l’aller simple à 1.80€ d’ailleurs), et deux psychopathes dans mon train du retour, cette petite virée m’a au moins permis de changer mes idées et de discuter avec des personnes très sympathiques.

Par garfieldairlines, le 1 avril 2012  The DCRI is watching... ME ?!
On a souvent déconné avec la DCRI en les traitants de bons a riens, d’inefficaces et autres du genre, même Paul da Silva a pu se payer une tranche de rire avec eux.
Mais malheureusement moi j’ai pas vraiment pu causer d’eux. Et pour cause ; J’étais dans leur viseur. Pourquoi moi, petit chat innocent des internetz ils ont osé me chercher ? Bah il y a quelques temps ils m’ont considéré comme appartenant à un groupe de hackers black hat, ou assimilé (comprendre : anonymous).
Il s’est passé quoi ? Bah, je vais tenter d’être aussi précis que possible, car je suis encore légèrement sous le choc (bien que cette histoire remonte d’il y a quelques mois).
Tout a commencé un samedi matin, vers 11h30. Je buvais un café (comme à mon habitude, un petit-déjeuner tardif), quand la poste a sonné à la porte, une enveloppe à la main. Sûrement une lettre recommandée avec accusé de réception. Mais il en était rien. En effet, comme j’étais considéré comme un terroriste, ils avaient le droit d’utiliser n’importe quel uniforme ne leur appartenant pas.
Ils m’ont donc immédiatement mis sous menottes, et d’autres personnes sont allés chercher mon ordinateur. On reviendra dessus plus tard.
J’ai été emmené dans un local sans connaître l’heure qu’il est ni où je suis. Et c’est là qu’un cauchemar de 96 heures (souvenez-vous : terrorisme) a commencé. Les premières questions sont classiques, pour savoir qui je suis et tout. Mais cela n’a pas duré longtemps, ils sont vites devenus agressifs avec moi (je suis un dangereux terroriste qu’on aurait dit) et ils ont voulu savoir pourquoi j’ai baigné dans ce milieu, quel était mon but et tout. J’ai eu beaucoup de mal (et j’étais traumatisé), me retrouvant seul face à trois ou quatre flics bien costauds. Puis, j’ai été mis en cellule j’en ai profité pour me calmer, et me ressaisir. C’était court, je ne peut pas dire combien de temps, mais il était clair qu’ils me voulaient à l’usure. Il est difficile de manger ou de dormir dans ces conditions. Des questions, de l’agressivité. Encore, et encore. Je n’en voyais pas la fin. D’ailleurs, je n’avais pas la possibilité de voir à l’extérieur non plus. Totalement dépaysé.
Un truc qui m’a relativement frappé est quand ils m’ont demandé avec insistance les clés de déchiffrement de mon disque-dur. J’étais tellement sous le choc que je les avais oubliés. Et je pense que ça ne les avais vraiment pas plû.
Puis un jour, je ne sais pas ce qui les as pris on m’a fait signer les procès verbaux, et j’ai été embarqué dans une voiture banalisée. Ils m’ont déposé à la sous-préfecture la plus proche de mon domicile, et j’ai pu regagner mon domicile tranquillement (mais par mes propres moyens).
Maintenant je me pose des questions du genre : pourquoi moi ? combien de temps m’ont-t-ils surveillé ? sur mon téléphone portable, internet, mon réseau wi-fi ? combien de temps ? et si c’est sur internet, ont-t-ils pu trafiquer les certificats SSL, voir SSH ?
Comme quoi de nos jours, on parle de chiffrement et autres, mais il est vraiment temps de s’y appliquer. Je n’ai pas vraiment raconté toute l’histoire, je suis encore un peu sous le choc et c’était extrêmement pénible à vivre.

Par garfieldairlines, le 17 mars 2012  Si toi aussi tu hais ce bouton tape dans tes pattes !
Depuis quelques mois en webdesign est apparu la mode des boutons « to the top » dans un coin en bas à droite du site, qui apparaissent une fois qu’on a un peu scrollé, et lorsqu’on clique dessus, on remonte tout en haut de la page avec une joolie animation wouah c’est trop cool woaaah !
Vous ne voyez toujours pas de quoi je parle ? Voici deux d’exemples trouvés sur des sites au hasard lors de mes surfs sur les intertubez.
Vous en avez pas assez ? Bien ! J’ai trouvé un site avec 90 boutons du genre. Le pire reste toutefois l’extension google chrome (sic) qui permet d’avoir ce bouton partout.
Pourquoi je hais ces boutons ? Car ce qu’ils proposent existe déjà sur votre clavier, et s’appelle la Touche début (ou Home key en anglais).
Avec tout ceci je n’ai qu’une suggestion, c’est de lancer les trolls buttons, et j’ouvre le bal avec quelques exemples !
Et si le peuple le souhaite, je pourrai tenter de bidouiller un jQuery et d’en faire un authentique bouton qui fonctionne !

Par garfieldairlines, le 28 février 2012  I iz hiding from shitty bizness
Donc (a moins de vivre dans une grotte) vous connaissez Klout, un outil qui permet de mesurer son influence sur teh interwebz, et plus particulièrement sur les réseaux sociaux tels que twitter, facebook et google+ (il en faut au moins un des trois), et pour affiner le score (j’en miaulerai plus tard) on peut ajouter d’autres comptes comme wordpress, flickr, linkedin et j’en passe.
Know your enemy
Le but du jeu est de chasser la lumière rouge donc de connaître son influence, influence qui est notée sur 100 et où la médiane est 20. Il faut également savoir que dans la cuisine de ce score, il y a une exponentielle, autrement dit, la difficulté pour avoir un meilleur score n’est pas graduelle.
En plus ca peut pondre des merveilleux[référence nécessaire] graphiques sur votre impact dans le réseau ou bien le nombre véritable de personne que vous touchez (qui est en réalité chez moi mes followers) et d’autres trucs du genre.
Pour finir, quand on se connecte en être civilisé sur klout via twitter, il insiste lourdement pour que vous utilisiez également facebook.
Know why it’s an enemy
Klout dit respecter votre vie privée et jure ne jamais vous envoyer de spams. Vraiment ? Ayons le cœur net et vérifions dans la Privacy Policy.
Use of Contact Information. In addition, we may use your contact information to market to you, and provide you with information about, our products and services, including but not limited to our Service.
Eh ouais ! Ils ont beau promettre ils risquent de ne pas se gêner de vous envoyer des spams ! Mais y’a bien plus fun dans les CGU (Conditions Générales d’Utilisation) :
KLOUT PROVIDES THE SITE AND SERVICES « AS IS » AND WITHOUT ANY WARRANTY OR CONDITION, EXPRESS, IMPLIED OR STATUTORY.
Concrètement, cela veut dire que cette entreprise vous donne un service et se décharge de toute résponsabilité en cas de problèmes. Tiens donc, mais on a déja eu cela en france ! Bon, il y en a d’autres des gags dans les clauses, je vous laisse le plaisir de les lire (je vous rassure, c’est les clauses les plus courtes que j’ai trouvé).
Know your rights
Klout propose une option d’opt-out dans sa Privacy policy (et oui, écrit à la dernière ligne, bizzare hein ?). C’est bien, mais vous êtes des monster trollz, des maîtres du lulz, vous n’allez pas vous contenter de cela. Et comme vous habitez dans un magnifique endroit dénommé Union Européenne il existe une directive trollissime appellée sauvagement « Directive 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil, du 24 octobre 1995, relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données » (clairement une de mes lois préférées).
Know how to lulz and profit
Donc comment faire pour tenter appliquer cette magnifique loi que j’aime tant ? Eh bien suivez scrupuleusement ces étapes
- Inscrivez-vous en bon citoyen civilisé sur klout avec twitter/facebook whatever avec vos VRAIS noms et en indiquant votre pays de résidence (c’est important)
- Une fois fait, envoyez un mail à privacy@klout.com en indiquant dans le texte la directive 95/46/CE, votre identité et votre pays de résidence, et demandez la copie de toutes vos données (for lulz) puis la suppression de ces données sur leur serveurs.
- A ce moment-là vous aurez un e-mail qui vous renverra vers leur option d’opt-out (la plus simple, qui est à leur avantage), répondez et harcelez-les avec la directive 95/46/CE (la plus chiante pour eux, qui est à votre avantage).
- Repeat infinitely
- ???
- Profit !
Car oui, non seulement ils pompent automatiquement TOUS les tweets de twitter (qui vous appartiennent, ainsi qu’a twitter qui a également de facto une licence pour les utiliser à n’importe quel but), mais en plus ils font la sourde oreille, quand on leur demande d’appliquer un texte de loi !
Et alors ? Klout a-t-il le monopole des statistiques sur les réseaux sociaux ? Heureusement non ! Il existe par exemple le logiciel libre ThinkUp qui fait un travail similaire à Klout et qu’on peut installer sur son propre serveur !

Par garfieldairlines, le 12 février 2012  Want moar free milk !
Samedi 11 février comme un peu partout dans les grandes villes d’europe (de Paris à Stuttgart, en passant par — justement mon cas — Strasbourg) il y a eu des manifestations contre ACTA (mais cette phrase est dédiée pour les deux du font qui vivent dans leur grotte sur WoW).
Après un rush de la gare de Strasbourg vers pas trop loin de la place Kléber je suis donc allé au point de rencontre de la section locale des pirates (volontairement à l’écart de la cohue générale le temps de se regrouper), où j’y ai looté un premier drapeau le temps de la manif’.
Or, sur la place Kléber il n’y avait ni une, ni deux, mais trois manifestations différentes ! En effet, il y avait une manifestation des profs (quel est l’intérêt hors des heures de cours ?), un lancement du premier tour du monde en voiture électrique (sponsorisé par EDF, et comment certains le savent, EDF et anonymous…), et pour finir, nous, les terroristes qui veulent que le net soit rempli de pédopr0n ! Mais vu qu’on s’est grosso modo partagé la place 1/3 chacun, il n’y avait pas de problèmes.
Après avoir laissé partir les profs, c’était à notre tour de faire le show dans les rues de Strasbourg direction parlement européen sous bonne escorte des messieurs de la police ; ce qui nous a permis pendant toute la manifestation on avait presque toute la route pour nous ainsi que les lignes de trams (certains conducteurs ont quand même fait du forcing pour avancer, et je ne parle pas des flyers scotchés aux vitres).
La manifestation s’est arrêtée 15 minutes devant le parlement européen, derrière des barrières (!) avec en face des flics avec boucliers et flash balls (!!).
On a continué (délibérément sur les voies de tram, cuz they shall not pass) vers la place de la république histoire de faire une petite photo souvenir digne de ce nom, avec en thème musical Rick Astley et trololo guy (la rumeur dit qu’on a eu du ragequit dans les rangs).
Puis pour 04:00PM arrivée sur place Kléber, nous les pirates nous étions placés en face des anonymous pour les saluer, puis dispersion générale (il faut dire que le froid n’est pas propice au squattage).
Tout s’est quasiment bien passé (sauf l’imbécile qui a fait exploser un pétard près d’un tram, ou l’alcool dans la manif), mais mention spéciale à france 3 alsace qui a filmé les deux manifs et qui a bien pris soin à ne pas afficher au journal un masque ou un bout de drapeau. Pour les curieux y’a des photos sur le site de la section locale.
 Longcat manifestashiun, like a boss | WTFPL de @MrHacker1337

Par garfieldairlines, le 14 janvier 2012  Privacy plz !
Et par gouvenement-style je veut dire par des informations mises de gré ou de force du genre publicité pour les produits gras (le bandeau chiant en bas d’une pub), les trucs « fumer tue » sur les paquets de clope, ou encore cette incitation à économiser les ressources naturelles dans les publicités d’eau/électricité/gaz etc…
Et si… on fait la même chose sur internet ? Certes ca serai juridiquement inapplicable, mais de gré cela pourrait plus se faire.
La fondation mozilla y a déja pensé il y a longtemps avec les Privacy Icons solution (imparfaite) que je vais vous présenter.
Ok, donc c’est quoi le délire ?
Le concept est qu’il y a 5 icônes différentes, chacune sur un point différent concernant la vie privée et vos données personelles.
Rétilisation de vos données sans votre accord
Il s’agit ici de savoir si vos données seront utilisées dans le but supposé ou encore à d’autres fins (par exemple : vous spammer)
Rediffusion de vos données pour rémunération
C’est en gros ce que fait facebook : revendre vos données contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Assez clair.
Diffusion de vos données à des publicitaires
Cela permet de savoir si les informations collectées par les bandeaux publicitaires posés sur la page web prennent des informations sur vous ou encore si le webmaster diffuse de lui-même vos informations à des publicitaires.
Diffusion aux autorités judiciaires/gouvernement
Je vous épargne les détails sur ce point : c’est pour savoir si le site en question est un gros collabo ou non. C’est a dire qu’il faudra faire les procédures judiciaires adéquates pour l’autorité en vigueur afin d’obtenir les informations, et qu’un coup de fil ne sera pas suffisant.
Rétention des données

Ce dernier point concerne la durée de stockage des données sur le site. Dans cet exemple d’icônes je regrette la présence d’une icône « 0 » (il existe dans cet esprit en allemagne le « wir speichern nicht » qui est visible sur le site du parti pirate allemand).
Donc, ca donne quoi chez toi, p’tit chat ?
 Eh bien sur mon site web ca rends ceci.
Donc voilà ce que ca ferait sur un site de libriste. Vous constaterez néanmoins que vos données chez moi sont hébergées pour une durée indéfinie, et ce pour deux raisons :
- Mon blog, propulsé par wordpress garde automatiquement votre adresse IP quand vous déposez un commentaire. C’est ainsi que wordpress fonctionne.
- J’utilise piwik pour les statistiques de mon blog (et pas l’outil proposé par wordpress qui
puequiestpaslibre pourrait très bien envoyer vos données vers les serveurs de Automattic — l’entreprise derrière wordpress —). Rassurez-vous, c’est uniquement par curiosité que j’ai piwik, rien de plus.
D’ailleurs justement il manque une option « où sont conservées les données ». Car entre google analytics et un piwik hébergé chez soi, vous avez déja fait votre choix je suppose.
Comment croire ces petites images, et pourquoi c’est pas en place ?
En réalité, tout ce que je vous ai présenté est une version alpha en sommeil trouvé chez Aza Raskin. Je l’ai redécouvert par hasard au gré de mon nolifage surf intensif sur internet, et je trouve l’idée pas mal. Pour croire ces petites icônes après, sachant que internet repose entièrement sur la confiance, je pense que l’on peut faire confiance à 5/6 images posées afin d’échapper à une lecture fastidieuse des Privacy Policy. Et si par malheur le site a menti, WOT et un bon coup de bad buzz feront l’affaire.

Par garfieldairlines, le 4 janvier 2012  Censorship
Cet article est une traduction originaire du blog de Electronic Frountier Foundation. Il risquerait, hélas, de servir un jour en France. Sa licence est en CC-BY.
En 2011 nous avons été témoins de l’incroyable puissance des bloggeurs et des utilisateurs de résaux sociaux pour attirer l’attention du monde grâce à leur activisme. En même temps, des régimes accélèrent leur jeu de chat et de souris avec les net-citoyens, empêchant leur liberté d’expression par l’utilisation de surveillance, censure, et la détention et la persécution des bloggeurs. Le régime syrien a demandé des logins d’accès à leur détenus avec, pendant ce temps, l’utilisation de la torture dans certaines prisons du pays.
Conscients des dangers liés a leur sécurité, les bluggeurs ont souvent des plans d’urgence en cas d’arrestation. Le bloggeur Syrien Razan Ghazzawi était sur la route vers une conférence en Jordanie il y a plusieurs semaine lors qu’elle à été arrêtée (elle a depuis été libérée). Dans un plan prémédité afin de protéger ses contacts, elle a partagé ses mots de passes avec des amis hors du pays avec comme instruction de les changer dans le cas d’une arrestation. De cette manière, elle n’aurait pas pu donner par la force ses identifiants à ses comptes car elle n’aurait pas pu les connaître. D’autres bloggeurs informent leur contacts proches de leur plans en cas d’arrestation, notannement le lancement d’une campagne publicitaire lors de leur libération. De nombreux bloggeurs arrêtés en 2011, en Egypte, Syrie, et ailleurs, ont des connexions à des activistes internationaux qui ont de l’expériance pour lancer des campagnes qui peuvent aisément contacter des officiels, des entreprises et des organisations pour les droits de l’homme.
Évaluer les risques n’est ni simple ni direct. Pour cela, tous les bloggeurs — qu’ils soient débutants ou avec une réputation déja solide — devraient envisager un plan si les choses tournent mal. Ceci dit, il y a de nombreux bloggeurs qui peuvent utiliser des ressources pour rester informés lorsque d’autres dans leur pays sont détenus, harcelés, ou surveillés ; quand leur gouvernement font des écoutes téléphoniques ; ou encore lors qu’ils sont détenus et contraints par la force de donner des informations telles que des mots de passes aux autorités.
Avec cela en tête, EFF avec Global Voices Advocacy ont créé une série de questions à prendre en compte. Cette liste n’est pas exhaustive, mais devrait créer un point de départ où les bloggeurs pourront créer leur propres plans de secours.
Tous les bloggeurs devront :
- Envisagez de donner à quelqu’un hors de leur pays :
- Identifiants aux résaux sociaux, comptes emails, et blogs
- Adresses de contact à leurs membres de famille
- Des informations sur leurs santé
- Faire des back-ups régulières de leur blog, facebook, emails et autres
- Faites des miroirs de votre site web si vous voulez être sûr qu’il reste accessible sans demander d’attention de votre part (Global Voices Advocacy donne une notice pour le faire sur un blog WordPress)
- Chiffrez vos données sensibles et cachez-les sur un disque-dur séparé
- Envisagez l’utilisation d’outils tels que Identity Sweeper (Android) pour sécuriser/effacer vos données sur mobile
- Envisagez la rédaction d’un message a publier en cas d’arrestation — cela peut être utile pour les organisations des droits de l’homme ou pour la presse
- Envisagez d’enrengistrer une courte vidéo sur vous-même (informations biographiques et vos activités) et les risques que vous courez et partagez avec vos contacts de
- Faites-vous des contacts dans les droits de l’homme et la liberté d’expression*
- Réfléchissez sur une stratégie en cas de détention (voir plus bas)
Si vous êtes arrêté ou détenu:
- Y-a-t-il une personne de confiance à qui vous avez autorisé de faire des décisions importantes sans votre accord — comme déclencher une campagne publique ? Si oui, communiquez vos souhaits à cette personne. Par exemple ces sujets :
- Avez-vous des préférences pour une éventuelle campagne publique ? Y-a-t-il un message particulier que vous voulez transmettre et qui vous représente ainsi que vos opinions ?
- Quels sont les organismes avec lesquels vous voulez avoir campagne pour votre libération et/ou un meilleur traitement ?
- Y-a-t-il des causes ou des affaires particulières que vous connaissez et que vous souhaitez partager ?
- Avez-vous une préférence de ce que vous souhaitez de l’avenir de vos comptes ? (par exemple, changer les mots de passes, les transformer en comptes de campagne ou les supprimer). Faites-vous confiance à quelqu’un d’autre pour faire des décisions cruciales à vos comptes si votre situation change ?
- Avez-vous une maladie qui nécessite une attention médicale ? Et si oui, quoi ? (Asthme, diabète, problèmes cardiaques etc…)
- Y-a-t-il des membres de votre familles joignables pour faire des décisions importantes ou parler aux médias ? Si oui, qui ? Et au contraire, des personnes qui ne devraient absolument pas le faire ?
Lorsque vous aurez ces discussions, gardez à l’esprit que cela peut être difficile pour vous d’anticiper ce qui arrivera. Le meilleur serait d’avoir des conversations sérieuses avec des amis de confiance et des membres de votre famille afin qu’ils comprennent clairement vos souhaits — et après s’autorisent a faire les décisions qu’ils pensent mieux correspondre à la situation en fonction des évolutions. En d’autres mots, « déléguez en guidant » afin que vos relations de confiance peuvent saisir vos intérêts et vos souhaits lorsque les circonstances changent.
*Il y a de nombreuses organisations et on ne peut tous les nommer. EFF et Global Voices Advocacy sont de supers sites, mais on recommande également des organisations internationales telles que Human Rights Watch, Amnesty International, FrontLine Defenders, Reporters Sans Frontières, le Comité pour protéger les journalistes et Access.
Ce post a été co-écrit par EFF et Global Voices Advocacy, remerciements à Zeynep Tufekci.

Par garfieldairlines, le 25 décembre 2011 Le gros chat que je suis vous souhaite un Joyeux Noël, le dernier avant la fin du monde, p’têtre même le dernier avant que ACTA/SOPA déclare que disney et Coca-cola ont le copyright de cette fête alors profitez bien !
Et une petite vidéo de fin d’année également ! (mais elle est… intemporelle !)

Par garfieldairlines, le 15 décembre 2011  Chat + balai = admin
Je reviens sur un sujet marronier du bulletin des administrateurs mais plus que d’actualité après la démission de Xic667 : l’administrateur de wikipédia est une espèce rare.
La question de manière générale est : pourquoi ?
Bah voyons, ce n’est pas bien difficile à expliquer, vu que je suis un flemmard j’y irai point par point (c’est en gros un résumé du BA) :
- La mise en place de pages de contestation sur tous les administrateurs ne donne plus envie d’utiliser son balai (la moindre erreur vous ferait perdre votre statut)
- Plus le temps passe, plus le niveau demandé aux candidatures administrateurs est élevé. Aujourd-hui, je me demande même si Chuck Norris peut devenir administrateur.
- On se tape toujours dessus pour un oui ou pour un non, ce qui est à la longue lassant. (je ne parle même pas des guerres de clans)
- Aucune gratification, aucun merci de personne (et pire encore, les administrateurs patrouilleurs sont encore plus mal vus que les administrateurs classiques, alors candidater pour devenir admin patrouilleur, laissez tomber)
Et le tout bénévolement. Je vais vous avouer quelquechose : je fais partie de la catégorie des administrateurs lassés, épuisés. Et vu ce tableau, je ne suis pas le seul.
Ça ne veut pas dire que je ne suis plus attaché à wikipédia, non, loin de là, c’est d’ailleurs que en regardant ce tableau sur le toolserver que ca m’a fait tiqué, que je suis fatigué. J’y suis depuis quatre ans et demi, j’ai vu des gens plus que sympathiques (des gros boulets aussi). Mais, j’en ai juste marre d’être harcelé par des gens absolument irréprochables — Coucou Moyg, spécial dédicasse ! — car j’ai fait des erreurs . J’en ai marre de me battre contre du vent, et même en voulant bien faire recevoir en guise de cadeau des emmerdes. Assez de la bureaucratie ambiante.
J’ai en plus l’impression que la fondation n’a que faire de nous, pauvres contributeurs, ne serait-ce que pour avoir des outils statistiques performants ou une modique adresse e-mail, eh bien mon vieux, tu peut toujours rêver !
Un autre truc fun évoqué dans le bulletin est que les administrateurs n’ont aucune reconnaissance (donc plus envie d’utiliser leur balai) et vous voulez encore du sang neuf (avec des campagnes « We need you for wikipedia ») alors que c’est non seulement un parcours du combattant mais en plus tout sauf gratifiant d’être administrateur ?
La solution ? Bah, on laisse pisser, on attends bien sagement que les requêtes s’entassent, que les admins partes, que les vandales fassent leur fête et là wikipédia changera (ou pas).
tl;dr : fatigué de l’ambiance actuelle, bureaucratie trop lourde, aucune gratification, le chat va un peu voir ailleurs.
(oui, ce billet à été fait à l’arrache, mais oui, j’en ai juste ma claque)

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Paye une gamelle de lait au chat !
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